Maladies sexuellement transmissibles (MST)

  • Plus d’un million d’infections sexuellement transmissibles (IST) sont contractées chaque jour dans le monde.
  • Chaque année, on estime que 500 millions de personnes contractent une des quatre IST suivantes : chlamydia, gonorrhée, syphilis et trichomonase.
  • On estime à plus de 530 millions le nombre de personnes présentant une infection génitale avec le virus de l’herpès simplex de type 2 (HSV2).
  • Plus de 290 millions de femmes présentent une infection au papillomavirus humain (HPV).
  • Certaines IST peuvent tripler le risque de contracter le VIH.
  • Dans certains cas, les IST peuvent avoir des conséquences graves au-delà de l’impact immédiat de la contamination proprement dite, notamment la transmission de maladies chroniques et d’autres maladies de la mère à l’enfant.

On connaît plus de 30 bactéries différentes qui sont transmises par des contacts sexuels. Huit de ces pathogènes sont liés à la plus forte incidence de maladies sexuellement transmissibles. Sur ces huit infections, quatre sont actuellement guérissables : syphilis, gonorrhée, chlamydia et trichomonase. Les quatre autres, hépatite B, herpès, VIH et HPV sont des infections virales incurables dont les effets peuvent être atténués par un traitement.

VIH

– Qu’est-ce que le VIH ?

Le VIH est un virus qui contamine les cellules du système immunitaire, dont il détruit ou entrave la fonction, ce qui les empêche de combattre les infections et les maladies.

– Qu’est-ce que le SIDA ?

Le SIDA ou syndrome d’immunodéficience acquise est le terme réservé au stade le plus avancé de l’infection par le VIH.

– Le VIH est transmis :

  • Par des rapports sexuels non protégés (vaginaux ou anaux) et des rapports oraux avec une personne contaminée
  • Par la transfusion de sang contaminé
  • Par le partage d’aiguilles, de seringues et d’autres instruments contaminés
  • Entre la mère et l’enfant au cours de la grossesse, de l’accouchement et de l’allaitement.

– Le VIH n’est PAS transmis par:

Les contacts ordinaires (embrasser, enlacer ou utiliser en commun des objets personnels, de la nourriture ou de l’eau).

– Quelle est la féminisation du VIH ?

Près de la moitié des personnes séropositives dans le monde sont des femmes. En Afrique sub-saharienne, 76% des jeunes de 15 à 24 ans qui sont contaminés sont des femmes.

– Pourquoi les femmes sont-elles plus vulnérables ?

Les inégalités et le non respect des droits des femmes et des jeunes filles sont des facteurs essentiels dans l’épidémie de VIH/SIDA.

Parmi les facteurs qui font courir des risques aux femmes et aux jeunes filles, citons :

  • L’absence d’accès approprié aux informations, à l’éducation et aux services de santé sexuelle
  • L’incapacité des femmes à accéder aux méthodes de protection et à négocier leur utilisation
  • Lla promiscuité sexuelle masculine
  • La violence sexuelle
  • Les pratiques traditionnelles néfastes qui affectent la santé reproductive des femmes et des jeunes filles
  • L’absence d’égalité en matière familiale

Comment réduire le risque de contamination par le VIH ?

– Utilisez des préservatifs

L’utilisation correcte de préservatifs durant la pénétration peut apporter une protection contre la propagation des IST et du VIH.

– Faites-vous dépister et demandez conseil à propos du VIH et des IST

  • Prendre des mesures avant l’apparition des premiers symptômes (accès au traitement, soins et soutien)
  • Si vous savez que vous êtes contaminée, vous pouvez prendre des précautions pour arrêter la propagation du VIH.

– Limitation des dégâts pour les personnes utilisant de la drogue par voie intraveineuse

Les personnes qui s’injectent de la drogue peuvent éviter d’être contaminées en n’utilisant que des seringues stériles à chaque injection.

– Prévention de la transmission de la mère à l’enfant (PTME)

La transmission du VIH d’une mère séropositive à son enfant est appelée transmission verticale ou transmission mère-enfant. Elle peut être entièrement évitée à condition que la mère et l’enfant reçoivent des médicaments antirétroviraux (ARV) à toutes les étapes durant lesquelles l’infection peut survenir.

MUTILATION GENITALE FEMININE, HPV ET CANCER DU COL DE L’UTERUS

– Qu’est-ce que la mutilation génitale féminine ?

La mutilation génitale féminine (MGF) implique l’ablation et l’endommagement de tissus génitaux féminins normaux et sains à l’aide d’instruments tels que rasoirs, couteaux, ciseaux, lames ou morceaux de verre sans anesthésie. C’est une pratique culturelle réalisée dans de nombreux pays pour définir l’appartenance à une communauté donnée ou le moment auquel une jeune fille atteint l’âge adulte.

Cette pratique, qui est douloureuse et provoque des hémorragies immédiates, entrave la fonction normale du corps des femmes et des jeunes filles.
Selon l’OMS, entre 100 et 150 millions de femmes et de jeunes filles souffrent des conséquences de la MGF.

– Signes et symptômes

Les symptômes du cancer du col de l’utérus n’apparaissent généralement que lorsque le cancer a atteint un stade relativement avancé. Ils peuvent comprendre :

  • Les symptômes du cancer du col de l’utérus n’apparaissent généralement que lorsque le cancer a atteint un stade relativement avancé. Ils peuvent comprendre :
  • Des douleurs dans le dos, les jambes ou le pelvis ;
  • Une fatigue, une perte de poids, une perte d’appétit ;
  • I’inconfort vaginal ou des pertes malodorantes ; et
  • l’enflement d’une seule jambe.

Facteurs de risque

  • Premier rapport sexuel précoce.
  • Partenaires sexuels multiples.
  • Tabagisme.
  • Immunosuppression.

Prévention

Un traitement précoce parvient à éviter jusqu’à 80% de tous les cancers du col de l’utérus. Un dépistage régulier est recommandé afin d’aider à détecter la maladie.

– Types de dépistage

  • Test traditionnel (Pap) et cytologie en phase liquide (CPL).
  • Inspection visuelle à l’acide acétique (VIA).
  • Test au HPV pour les types de HPV à haut risque.

– Vaccination contre le HPV

Existe actuellement deux vaccins qui protègent contre certains types de HPV. Leur efficacité est maximale lorsqu’ils sont administrés avant la première activité sexuelle.
L’OMS recommande aux jeunes filles de 9 à 13 ans de se faire vacciner
car il s’agit de la mesure de santé publique la plus utile contre le cancer du col de l’utérus.

– La vaccination contre le HPV ne remplace pas le dépistage du cancer du col de l’utérus.

Autres mesures préventives

  • Mise en garde à propos du tabagisme.
  • Éducation sexuelle.
  • Promotion et fourniture de préservatifs.
  • Circoncision masculine.